Nouvel espoir pour un réfugié marginalisé

En 2004, Loua Diomande a fui avec sa femme et ses parents la guerre et la répression à Abidjan, conséquence de la crise Ivoirienne entre les forces armées loyalistes et les forces rebelles. Tous les membres de la famille ont cherché abri dans leur ville natale à l’ouest du pays, à Biankouma.

Dans la nuit du 24 Septembre 2004, à Biankouma précisément, les rebelles ont exécuté le père et la mère de Loua devant lui et son épouse avant de prendre ces derniers en otage pour les amener à Boroutou dans une usine sucrière qui était la base rebelle du MJP de la Côte d’Ivoire en 2004 et dirigée par l’ex chef rebelle Diabacté.

Loua Diomande et sa femme sont restés environ un an en otage dans cette base avant de s’échapper grâce à la complicité d’un chauffeur malien qui les a protégés et les a fait fuir à Bamako au Mali le 15 mai 2005.

Pour ne pas être repéré par les rebelles ivoiriens du MJP qui venaient s’approvisionner au Mali, Loua quittera ce pays le 29 mai 2005 pour se réfugier à Banjul en Gambie où son épouse ira le rejoindre plus tard, quittant elle aussi le Mali. C’est en Gambie que la première fille de Loua vient au monde.

Admis comme réfugiés en Gambie par HUMAN RIGHT, Loua Diomande et d’autres réfugiés qui réclamaient la reconnaissance de leur statut et la valorisation de leurs droits en tant que réfugiés auprès de l’Etat Gambien sous l’ex président de la république Yaya Jammeh connaîtront des menaces, des répressions policières et militaires de l’armée gambienne avant d’être expulsés du territoire gambien à la frontière Sénégalaise le 18 juillet 2012.

Au Sénégal, Loua, son épouse, leur fille et trois autres réfugiés expulsés de la Gambie passeront leurs nuits tantôt à la CARITAS de Dakar ou le plus souvent dans les rues de Dakar.

Loua évitait certains endroits, vivait souvent des flashbacks, souffrait de cauchemars graves et était souvent colérique. Déçu et déprimé, Loua n’avait toujours pas d’emploi et se contentait de travailler comme ouvrier dans des usines ou comme courtier afin de pouvoir nourrir sa famille.

C’est à travers Djibril Baldé de la RADDHO qu’il fera connaissance de House of Hope. Ainsi, lors d’une première réunion avec les personnes responsables, Loua pu participer à des séances gratuites de thérapie.

Soulignons que depuis 2012 il a beaucoup de mal à faire reconduire son statut de réfugié reconnu en Gambie auprès du HCR au Sénégal, malgré ses nombreuses requêtes légales et les preuves fournies. 

Depuis le diagnostique établit à House of Hope, Loua a participé à huit séances de thérapie et a pu parler de ses expériences traumatisantes et de ses peurs. Actuellement il est presque à la fin de ses séances – et se sent beaucoup mieux. Les symptômes ont diminué et il est plus confiant pour l’avenir. Fort de cela et très satisfait de la thérapie à House of Hope, Loua a emmené deux de ses amis qui suivent déjà des séances de thérapie. Un de ces amis est un Libérien avec qui Loua et sa famille ont été expulsés de la Gambie.

la femme de Loua avec une de leur filles

Désormais bien portant, très soulagé et largement satisfait de la méthode de thérapie à House of Hope, Loua Diomande vient aussi d’y amener sa femme pour qu’elle en profite également.

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